Les moyens contraceptifs sont nombreux, de façon à ce que chaque femme puisse y trouver celui qui s’adapte à son corps. Comme chaque organisme est différent, il est tout à fait possible qu’une femme soit intolérante à une contraception par voie orale, mais adhère plutôt à une autre qui soit par injection. Il est donc important d’en savoir plus afin que vous puissiez faire votre choix.

Méthode contraceptive : laquelle choisir et quand ?

Après des semaines de grossesse, il faut penser à reprendre la contraception. Il faut savoir que celle-ci sera différente de celle adoptée avant d’être enceinte. Si d’autres femmes se résignent à la méthode naturelle qu’est l’allaitement, d’autres préfèrent être rassurées par la pose de stérilet ou la prise de pilule. Encore faut-il savoir le moment propice pour les adopter.

L’allaitement est considéré comme une méthode naturelle contraceptive, mais cela dépend en majeure partie de la façon d’allaiter. Chez la femme, la première ovulation se passe entre 15 à 20 jours après l’accouchement. Ainsi, lorsqu’elle n’allaite pas, le risque de tomber enceinte est à 100 %. Par ailleurs, pour le cas d’un allaitement mixte, le risque reste quand même élevé, car l’ovulation postnatale reste difficile à prévoir. Ce qui est sûr dans le cas de l’allaitement mixte exclusif, c’est que l’ovulation est rare, mais pas impossible.

Les autres moyens de contraception plus sûrs et plus efficaces

Comme l’allaitement est considéré comme un moyen de contraception à court terme, il vaudrait mieux se tourner vers un autre qui soit plus durable. Ainsi, nous avons le choix entre la pilule, le stérilet et tant d’autres.

La pilule après l’accouchement

C’est une contraception des plus efficaces. De plus, il ne faut pas attendre le retour des couches pour pouvoir la prendre. Dans le cas d’un allaitement, nous conseillons la pilule micro progestative sans œstrogène. Une fois l’allaitement arrêté, il est possible d’opter pour une autre pilule œstroprogestative. Si vous êtes intolérante à la pilule administrée par voie orale, vous pouvez choisir la formule liquide en intraveineuse.

Le stérilet, un dispositif intra-utérin et contraceptif

Contrairement à la pilule, le stérilet nécessite une intervention de la part du gynécologue. En effet, c’est un dispositif intra-utérin qui peut être en cuivre ou hormonal. Il possède une vertu contraceptive, car il épaissit les sécrétions du col de l’utérus et le rend infranchissable pour les spermatozoïdes. Toutefois, avant sa pose, le médecin doit effectuer des examens afin d’écarter tout risque infectieux.

Le préservatif, une contraception simple et pratique

Après un accouchement, c’est le premier moyen de contraception que le gynécologue proposera. Au contraire de la pilule, il n’est pas soumis à une contrainte de prise journalière à une horaire fixe. De même, pas de risque de rejet comme cela peut être le cas d’un stérilet. En effet, le préservatif est non seulement efficace, mais aussi simple. De plus, il joue un rôle qui permet de retrouver la sexualité surtout lorsque le choix se tourne vers un préservatif lubrifié.

Quand reprendre la contraception ?

Cette question doit avoir lieu avant l’accouchement, quelle que soit la méthode que vous choisissez. Dans le cas où vous optez pour un allaitement exclusif en remplissant toutes les conditions qui évitent la grossesse à 98 %, la prise d’une pilule contraceptive doit être faite à partir de 6 mois après l’accouchement. Dans le cas d’un doute, le préservatif reste une barrière efficace.

Comme l’ovulation peut se faire dès deux semaines après l’accouchement, les mères qui font un allaitement mixte peuvent prendre la pilule à ce moment-là. Sinon, il est possible d’avoir recours au stérilet qui peut être implanté seulement 48 h après l’accouchement. Sinon, il faut attendre 4 semaines après pour le faire.