L’accouchement prématuré a souvent lieu entre la 32e et la 37e semaine avant la date prévue d’accouchement. Mais le niveau de prématurité peut être classé en trois, notamment la prématurité moyenne, la grande prématurité et la très grande prématurité. Gérer un bébé prématuré est quelque peu délicat. Il est à noter que plusieurs facteurs peuvent être à l’origine d’une naissance prématurée.

Qu’est-ce qu’on entend par bébé prématuré ?

Tous les ans, environ 60 000 enfants naissent de manière prématurée. On parle de naissance prématurée quand l’accouchement a lieu avant la 37e semaine d’aménorrhée. La prématurité se décline en 3 niveaux, à savoir :

  • La prématurité moyenne si la naissance survient entre 33 SA et 36 SA + 6 jours, soit 7 à 8 mois de grossesse.
  • La grande prématurité si l’accouchement a lieu entre 28 à 32 semaines d’aménorrhée + 6 jours, soit 6 à 7 mois de grossesse.
  • La très grande prématurité pour un accouchement survenant avant 28 SA, soit 6 mois de grossesse.

Pour un enfant naissant avant la 25e semaine, la survie reste rare. Par ailleurs, la naissance prématurée peut se dérouler de manière spontanée ou induite. Dans le premier cas, des contractions précoces ou une rupture prématurée des membranes déclenchent le travail. Cela est, la plupart du temps, dû à une infection bactérienne. La prématurité induite a lieu quand l’équipe médicale décide de stopper la grossesse en faisant naître le bébé plus tôt, souvent par césarienne. Pour cause, la santé du bébé ou de la maman peut être en danger.

Comment prendre soin d’un bébé prématuré ?

Prendre soin d’un bébé prématuré ne se limite pas seulement à des soins médicaux. Vous pouvez aussi y participer de plusieurs manières.

Réconforter votre bébé

Les bébés nés prématurément font face à un environnement très stimulant à l’unité néonatale, c’est-à-dire le bruit, la lumière et autres. Par conséquent, ils peuvent vivre un stress si cet environnement ne ressemble pas à celui du ventre des mamans. Cela dit, en tant que parent, vous pouvez réconforter votre bébé en lui parlant doucement par exemple. Vous pouvez également le porter contre vous selon la méthode kangourou, c’est-à-dire en peau à peau. Cela lui procure une stabilité respiratoire et cardiaque, un maintien au chaud tout en favorisant son sentiment de sécurité.

Nourrir votre bébé

La plupart des bébés prématurés reçoivent une partie de leur alimentation par intraveineuse. Cependant, ils sont nourris par de petites quantités de lait via un tube qui passe par leur narine ou leur bouche jusqu’à leur estomac. En tant que mère, vous pouvez donner votre propre lait. C’est même la meilleure manière d’aider votre bébé.

Stimuler votre bébé selon son rythme

L’hôpital représente pour votre bébé une source de stimulation très désagréable entre les piqûres, les odeurs et le bruit. Vous pouvez donc l’aider en lui offrant des sensations plus agréables. Cependant, vous devez le faire de façon graduelle, de manière à éviter de surstimuler votre bébé. Procédez donc par étape suivant son rythme. Commencez par la technique de la « peau à peau ». Quand il commence à être à l’aise, vous pouvez par exemple lui chanter une petite berceuse.

Les conséquences de la prématurité chez le bébé

Généralement, plus le bébé naît à l’approche de la DPA, plus les conséquences sont moins importantes. Certes, les fonctions vitales deviennent plus matures seulement à la fin de la grossesse. Un bébé prématuré n’est donc pas parvenu à ce niveau de développement. Par conséquent, il présente une immaturité au niveau de ses fonctions vitales selon son âge gestationnel.

Parmi les conséquences de la prématurité chez un bébé, il y a :

  • Les problèmes respiratoires,
  • L’absence de réflexes de succion,
  • La nécessité d’une surveillance neurologique par IRM ou électroencéphalogramme,
  • Des complications digestives, hépatiques, rénales,
  • Des complications du système immunitaire.

N’hésitez donc pas à vous rapprocher de votre médecin pour suivre l’avancée de votre grossesse.